SYLVAIN TESSON

Aujourd’hui, Sylvain Tesson est un célèbre écrivain français.
Ses livres sont publiés et réédités à des tirages énormes, il est lauréat de nombreux prix littéraires prestigieux. Il est invité souvent aux émissions de la télévision et à la radio.
J’ai rencontré Sylvain alors qu’il commençait tout juste ses voyages et publiait ses premiers livres.

C’était en 2002, juste après la sortie de son deuxième livre, « La Chevauchée des Steppes », qu’il a écrit en collaboration avec son amie Priscilla Telmon. Les jeunes aventuriers français ont parcouru 3 000 km à cheval à travers des steppes et des déserts d’Asie centrale. Bien sûr, cela m’a intriguée, à l’époque rencontrer quelqu’un qui avait voyagé en Asie centrale était extrêmement rare, et j’ai appelé Silvain pour lui demander une interview.
J’ai beaucoup apprécié ce jeune voyageur-écrivain extrêmement dynamique, son attitude romantique, sa vision du monde correspondais à mes idées.
Ce livre a connu un grand succès, et des éditeurs ont proposé aux jeunes auteurs de réaliser un grand livre illustré sur ce voyage. Et très rapidement ils ont sortie « Carnets de Steppes. A cheval à travers l’Asie Centrale ». Priscilla Telmon s’est occupée de la partie illustrative.
J’ai conservé ce livre avec un très beau dédicace de Priscilla


Sylvain a toujours été très actif, il avait sans cesse de nouvelles idées, il partait voyager pendant de longs mois, seul. J’assistais aux présentations de ses nouveaux livres, qui souvent avaient lieu à la librairie « Itinéraires », qui appartenait à Hélène Laroche, puis a été rachetée par Michel Marias.

Sylvain aimait beaucoup venir dans cette librairie, il adorait discuter avec les lecteurs. Parfois il cherchait simplement des livres qui l’intéressaient, parfois il venait écouter ses amis – auteurs des livres.
Il disait : « C’est très bien que Michel organise ces rencontres entre lecteurs et auteurs. Cela permet de détourner les gens de leur passivité devant la télévision. »

En printemps 2006, Silvain m’a appelé lui-même pour me demander de le rencontrer. Nous nous sommes retrouvés à la place du Marché Saint-Honoré et avons déjeuné au restaurant « Nomade’s» ( ce restaurant n’existe plus aujourd’hui). Il m’a dit qu’il allait repartir en Asie centrale. Cette fois-ci, il allait traverser quatre mers en longeant les oléoducs et m’a demandé les contacts de mes proches à Aktaou.
Il comptait partir fin juin et parcourir à pied le plateau d’Ustyurt en juillet. J’étais horrifiée par cette idée et je l’ai traité de « kamikaze ». Heureusement, il a emporté son vélo et a parcouru tout l’Ustyurt à vélo.
J’ai profité de l’occasion pour écrire une autre interview avant son départ. Je l’ai publié en magazine « Continent » qui sortait à Almaty.
Après ce voyage, Sylvain a écrit le livre « Eloge de l’énergie vagabonde ». Puis, peu après, un autre livre sur le même voyage est sorti, avec des photos de Thomas Goisque, « L’or noir des Steppes ».
À mon avis, ces livres étaient les plus fort de Tesson à ce moment-là. Cette fois-ci l’auteur n’était plus seulement un voyageur découvrant le monde, mais aussi un philosophe et un critique de la société moderne.
Après la sortie de ces livres nous avions organisée à la librairie « Itinéraires » la rencontre avec Sylvain. Et j’ai été très déçu que si peu de personnes soient y venues. Peut-être que l’Asie centrale n’intéressait pas grand monde à ce moment-là ou que le sujet était trop sérieux.


Nous sommes restés dans la minuscule salle de la librairie, j’ai dû faire asseoir mes filles pour donner l’impression qu’il y avait du public. Je me sentais mal à l’aise vis-à-vis de Silvain.
Mais il ne s’est pas du tout vexé et s’est exprimé devant un public de 5 ou 6 personnes comme s’il se trouvait devant une immense salle bondée, avec le même enthousiasme, la même passion, comme il l’a toujours fait.
J’ai écrit une autre interview avec Silvain après la sortie de ces livres.
Et lorsque Sylvain a écrit son livre « Dans les forêts de Sibérie » en 2011, dans lequel il a raconté ses aventures au bord du lac Baïkal où il a vécu dans une cabane au bois pendant des longs mois, tout le monde a commencé à parler de lui.


Sylvain est revenu dans la librairie « Itinéraires » après avoir publié son livre sur ses aventures au lac Baïkal. Cette fois-ci la rencontre a été organisé dans la salle de réunion du magasin c’est-à-dire dans les caves de la librairie. Et il n’y avait pas assez de places pour tous ceux qui voulaient l’écouter.
J’ai réalisé une petite vidéo sur cette rencontre.
A ce moment-là Sylvain a connu un véritable succès, qui ne le quitte pas encore aujourd’hui. Depuis il a publié plusieurs dizaines de nouveaux livres.


Je vous propose ici de lire les interviews que m’a accordées le jeune écrivain-voyageur Sylvain Tesson, et qui sont été publié dans le magazine kazakh « Continent » en 2006 et en 2008. J’ai publié aussi un article sur la même base dans le journal « Russkaya mysl » en 2007.
Et aussi je vous propose lire un petit texte composé d’extraits de nos conversations qui n’ont pas été inclus dans les articles publiés. On y trouve des réflexions intéressantes et paradoxales de Sylvain qui n’ont tout simplement pas pu être intégrées dans les publications en faute de place dans les magazines.
Désolée, je n’ai pas gardé les textes de Sylvain en français, les articles sont été publiés en russe et, ici, je vous présente la traduction de russe en français.


